L’UTMB fait rèver beaucoup de Traileurs et beaucoup d’autres d’ailleurs. L’Ultra-Trail du Mont-Blanc est un évènement sur plusieurs jours composé de cinq trails dont quatre ultras tant par leur longueur que par leur dénivelé. Il s’agit de -endurance en pleine nature et de très longue durée. Les parcours traversent trois pays (France / Italie / Suisse) en empruntant les sentiers de Grande Randonnée de la Vallée d’Aoste, de la Haute Tarentaise et du Beaufortain. Il y a en fait plusieurs épreuves dont L’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc, l’épreuve reine,  la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix, La PTL (La Petite Trotte à Léon), l’OCC (Orsières-Champex-Chamonix) et enfin la TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie), toutes longues et pentues et comportant de nombreux passages en altitude à plus de 2500m. Comme ça ne suffit pas aux Traileurs les conditions climatiques peuvent être très difficiles (nuit, vent, froid, pluie ou neige) en fin d’été.
Hélène c’est lancée en solitaire avec une bonne préparation cette année. COté météo elle a été gatée au départ mais moins après, ce qui lui a évité de faire la sieste. Elle termine les 118km en 27 heures, 19 minutes et 30 secondes et se classe 558ème au scratch, 52ème féminine et 21ème dans sa catégorie. Bravo Hélène !
Toujours dans l’action, à peine le temps de récupérer après la douche, la soupe et la bière, et comme à son habitude elle nous compte son aventure :  “aussi histoire de la digérer cette satanée course !”  Bon, je l’ai un peu chauffée pour qu’elle écrive parce que je sais qu’elle raconte bien… Au moins, même si ça vous donne pas envie de la faire cette #@$!!!! de course, vous l’aurez un peu vécu de l’intérieur en rigolant !

Hélène : “Le départ était prévu à Courmayeur en Italie, le mercredi à 6h du mat’. J’ai eu un bol monstre en m’incrustant discrètement dans un groupe de chinois pour me placer à 30m de l’arche de départ (gros avantage quand on fait 1m02 les bras levés). Avec 1600 partants, on est forcément à la queue leu leu pendant plusieurs heures, le truc que je déteste vraiment…Cette première journée de course était sous le soleil, et les paysages alpins italiens étaient somptueux. On courrait littéralement au dessus des nuages !
Et puis à 50km du départ après le ravito de Bourg-Saint-Maurice, un mur de 2000D+ nous attendait. Il était réputé pour faire le tri chez les trailers. Il y a en effet un “avant” et un “après” Bourg-Saint-Maurice. Le gros des abandons s’est fait ici… Et pour ceux qui ont continué l’aventure, on entamait tout juste les vraies festivités… Les cuissots ont commencé à sérieusement chauffer. Ahlala mais quelle grosse rigolade cette côte Baltard quand on y pense 🙂
En milieu de course, on se retrouve finalement toujours avec les mêmes coureurs. C’était assez rigolo car je me faisais souvent doubler par les mêmes gars ! J’ai fini par comprendre que c’était dû aux arrêts aux ravitos… Je crois ne pas m’être arrêtée plus de 10mn à chaque fois en ne m’asseyant qu’exceptionnellement (parce que je trouve ça plus casse-pattes qu’autre chose). Alors que la plupart des gars prenaient plutôt leur temps (normal quand ta moumoune est là pour te masser les mollets!!!).

À la sortie du gros ravito de Cormet de Roselan où nous retrouvions nos sacs de délestage, j’ai eu la grande surprise de tomber nez à nez avec Arnaud, un gars avec qui j’ai fait une quarantaine de bornes à la Montagn’Hard en 2016. Il avait alors dû abandonner. Mais cette fois-ci, nous sommes restés ensemble jusqu’au bout ! En chemin, nous avons retrouvé un pote à lui aux Contamines, qui en bon samaritain, avait pris sous son aile un jeune qui voulait abandonner pour cause de douleurs musculaires. Nous voilà donc rendus à 4, pas toujours à la même allure mais se retrouvant généralement aux ravitos. Sur la toute dernière portion, nous sommes restés ensemble, soudés, et bien résolus à terminer cette TDS. C’est donc dans les rues d’un Chamonix déserté, à 9h19 du matin (les touristes sont des lèves-tard !) que nous avons franchi main dans la main la ligne d’arrivée…Petite séquence émotion, que j’avais rarement éprouvée avant, car en trail comme en toute chose, c’est bien plus sympa quand ça se fait dans le partage !”

 
Classement Femmes Dossard Nom Club Nationalité Cat. Temps Diff /1ère
1 6010 Mimmi KOTKA SALOMON Suède SE F 15:47:07 00:00:00
2 6021 Maud GOBERT UA MAURIENNE France V1 F 18:11:54 02:24:47
3 6042 Ildiko WERMESCHER MAMMUT PRO TEAM Hongrie V2 F 18:20:05 02:32:58
6 6149 Mélanie ROUSSET TEAM WAA France V1 F 19:06:22 03:19:15
9 6046 Nathalie HENRIQUES FOULEES SAUSSINOISES France V1 F 19:45:08 03:58:01
10 6106 Roxane ARDIET Cévennes Trail Club France V1 F 20:18:32 04:31:25
52 6575 Hélène TANGAPREGASSAM AO CHARENTON France V1 F 27:19:30 11:32:23